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Economie de carburant, lettre d'information et sollicitation de support à l'innovation

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Réduction de la consommation de carburant dans les transports lourds routiers

Filière des hydrocarbures, une alternative à l’exploitation des gaz de schiste

Lettre d’information et sollicitation de support à l’innovation

mai 2014



Introduction, présentation

Alain St-Yves,  pilote d’avion au début des années 80,  je suis revenu sur terre en tant que technicien en électronique pour ensuite poursuivre pendant 22 années en gestion de la machinerie manufacturière et des équipes de travail en maintenance industrielle.

Disons que je suis de ceux qui assimilent le fonctionnement des machines, les entretiennent, les améliorent pour ensuite communiquer aux fabricants les solutions qui permettent d’obtenir de meilleures performances de leurs produits …

Compte tenu ces aptitudes ou expériences multidisciplinaires dans le domaine de la machinerie, c’est en 1998 que je relevais chez moi, un défi personnel,  soit la conception (ou la conversion) de ma voiture à essence vers un modèle électrique. 

C’est dans le cadre de défis relevés avec cette voiture au cours des années que je me suis retrouvé à participer à l’information et à la sensibilisation aux véhicules électriques.

 Une quarantaine de reportages ont été publiés, les plus prestigieux  étant avec l’équipe de l’émission Découverte à Radio Canada  ou celui du  Code Chastenay à Télé-Québec

Heureusement, depuis quelques années, plein d’intervenants dans l’électrification des transports et  quelques milliers de conducteurs de VÉ ont pris la relève. Dernièrement, c’est en compagnie de 436 autres VÉ que je participais à l’enregistrement d’un record Guinness organisé par le CNTA sur l’Île Ste-Hélène. L’électrification des transports devient une réalité, voilà une  technologie qui permet de réduire notre consommation de carburant et la pollution.

TEM synergie inc.

En 2012, je quittais cette carrière en maintenance industrielle pour m’investir à plein temps dans le sens de ma passion et de mes convictions, soit la réduction de la consommation de carburant et la pollution.

Depuis plus de 2 ans, je suis devenu un nouveau (ou un jeune) entrepreneur de 55 ans.

Sur ma carte d’affaires,  on peut lire « technologue en économie d’énergie, transport »

Transport lourd vs GES totaux au Québec

Entre 1990 et 2010, on rapporte une réduction des GES totaux de seulement 1,6% au Québec. Bien que les voitures soient plus propres et consomment moins d’essence, c’est le « Just in Time » de  l’industrie du transport qui consomme et pollue dorénavant davantage que le parc automobile québécois.

Quelques 33% des GES totaux au Québec proviennent du transport routier dont ces gros moteurs diesels des transports lourds utilisés à raison de 8, 12 et même 24 heures par jour.

Ces deux dernières années, c’est chez ces camionneurs et cette industrie que je me suis introduit.

Mon site internet « TEM synergie.com » présente une certaine démarche scientifique et témoigne d’une trentaine de projets d’économie de carburant diésel réalisés. Il me faut souligner qu’en fait, ce qu’on peut y lire n’est que  la pointe de  l’iceberg.  Plusieurs autres approches ont été élaborées, plusieurs autres solutions ne demandent qu’à  être exploitées.

 À cette heure, je prétends avoir en main des outils ou des solutions dont le potentiel est une réduction  de  5% de de la consommation de carburant d’une majorité de ces gros moteurs, lesquels consomment des volumes astronomiques de diesel au quotidien, jour après jour. À noter  qu’une moyenne de 5% de réduction de la consommation peut signifier 15% pour l’un et 3% pour l’autre.

5% de réduction dans un domaine responsable de 33% des GES totaux, cela n’est pas négligeable en comparaison de la réduction de  1,6% des GES totaux obtenus depuis 20 ans.

Toute une affirmation venant d’un individu, fondateur d’une petite entreprise, qui  prétend être en mesure de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Notre nouveau gouvernement souhaite étudier la filière des hydrocarbures dans son ensemble. Pour ma part, je mentionne  qu’il faut, dans ce contexte, s’assurer qu’on brûle efficacement le carburant dans les transports lourds  au même titre qu’on encourage  l’électrification des transports ou les programmes d’économie d’énergie dans le domaine du bâtiment.

Économie de carburant vs l’industrie  manufacturière

Pendant des décennies, l’industrie automobile a agi de manière à retarder la fabrication de véhicules  moins énergivores et moins polluants. Ce ne sont que  les pressions populaires, les organisations  et la règlementation qui ont forcé ces derniers à développer, ces dernières années,  des groupes de traction plus efficaces.

Au niveau de la machineries lourde et des gros transporteurs, on croit généralement que les manufacturiers font leur possible pour réduire la consommation et la pollution.

Après 22 années de travail chez 4 entreprises manufacturières en plus de cette expérience depuis 2 ans dans les transports, je peux commenter qu’on attribue trop de bonnes intentions aux entreprises privées. Bien que ces dernières tiennent un discours  dans le sens  de la protection de l’environnement, ces arguments ne sont pas à la hauteur au moindre soupçon d’un impact sur les coûts et les profits des entreprises.

Pour être plus clair, je crois qu’il est faux de prétendre que les moteurs que nous livrent les manufacturiers sont équipés de toutes les technologies permettant d’en obtenir la meilleure efficacité énergétique.

Depuis longtemps, toute une quantité de dispositifs d’économie de carburant ont été proposés. La tendance populaire veut que si l’un d’eux fonctionnait, les manufacturiers l’aurait adopté. Bonne quantité de produits et d’arnaques ont fait que cette question  est devenue tabou et ceux qui s’y aventurent maintenant se frappent le nez sur des portes fermées.

Dans le cadre du travail entrepris avec mon entreprise, si on veut des chiffres, je mentionne qu’il suffirait d’un petit budget de l’ordre des dix mille dollars pour démontrer, dans le cadre d’une démarche scientifique, que certains dispositifs peuvent fonctionner.

Support à l’innovation vs l’urgence de passer à l’action

Il n’y a pas de solution unique pour répondre à la problématique de l’utilisation des hydrocarbures. Il y a une multitude de directions  et des compromis que l’on ne doit pas négliger  d’exploiter lorsque des résultats sont démontrés.

En fait de  support à l’innovation, des rencontres, du travail, des dossiers ont été remis au gouvernement mais cette étape demande davantage de temps et d’investissement afin de répondre aux exigences des programmes existants.

Innover, installer, travailler en synergie avec des clients qui mettent à ma disposition leurs machineries, voilà la partie facile.

Convaincre d’autres compagnies de transport, obtenir du support à l’innovation, voilà ce qui demande davantage de ressources humaines, une approche stratégique adéquate  et des ressources financières à la mesure du défi.

J’ai derrière moi toute une carrière en fait de travail d’équipe et  de dépannage de la machinerie.

Je suis disposé à « coacher » un comité et/ou gérer un budget qui permettrait d’accélérer le travail entrepris afin de  vérifier et de confirmer bon nombre de solutions.

« Déterminé à faire ce qu’il faut »

L’urgence des changements climatiques commandent qu’on encourage les initiatives, qu’on supporte et qu’on vérifie l’impact de toutes les solutions proposées. Nous devons agir rapidement, même s’il  y a des possibilités de se tromper et que nous devions recommencer.

Sur ce propos, je me permet de citer Hubert Reeves « l’important, il faut être déterminé à faire ce qu’on pense qu’il faut faire sachant que peut-être cela ne donnera rien mais en sachant que peut-être cela donnera quelque chose. Ni  pessimiste, ni optimiste mais déterminé ! »

Ce travail, ce défi que j’ai entrepris ces dernières années, je le qualifie de mission à vie. Je suis de ceux qui considèrent que ma génération et celle de mon père sont responsables de la détérioration de la planète qu’on lègue à nos enfants.

Les jeunes sont plein d’espoir et proposent  des solutions  mais c’est aux gens de ma génération de fournir l’expérience et les moyens pour  tenter de corriger le tir en passant à l’action.

Pour terminer, le message que j’essaie de passer est que le défi est de taille  et la rapidité des développements  économiques de mon entreprise n’est  pas à la hauteur de l’urgence des actions commandées.

Une vision, une volonté politique en faveur de cette démarche est souhaitée. On me commente que je m’attaque à gros ? Je réponds qu’il y a le mot « synergie » dans le nom de ma compagnie, il s’agit d’un défit collectif et c’est en collaboration avec bon nombre d’intervenants  que je suis « déterminé à faire ce qu’il faut ! « (mots de Hubert Reeves)

Toutes subventions, bourses ou contributions volontaires attribuées à cette démarche permettront d’accélérer le travail et c’est en tant que gestionnaire de carrière dans le domaine de la machinerie que je me m’engage à communiquer les progrès réalisés avec chacun des dollars qui nous seront confiés.

Merci de votre attention

Alain St-Yves, entrepreneur
Technologue en économie d’énergie, transport


Références

Un curriculum vitae, les défis, les réalisations et la participation médiatique depuis 1998 en rapport avec le véhicule électrique sont au www.vehiculevert.org

Site internet TEM synergie, www.temsynergie.com

Record Guinness 437 VÉ organisé par le CNTA, communiqué de presse au http://roulezelectrique.com/record-guinness-rassemblement-431-ve/

Ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs

DIRECTION DES POLITIQUES DE LA QUALITE DE L’ATMOSPHERE, FEVRIER 2013

Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2010 et leur évolution depuis 1990

Hubert Reeves et la machine à remonter le temps, Radio-Canada, entrevue avec Michel Lacombe, mai 2014, rediffusions

 



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Alain St-Yves,
28 mai 2014 à 12:00
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